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04 Feb

L'artisanat en Equateur

Publié par Pat et Nat  - Catégories :  #Equateur et Pérou 2007

L’artisanat en Equateur.  
 Le Panama:  Ce sombrero, bien mal nommé, n’est (ici) qu’un vulgaire couvre-chef  Son nom a été immortalisé par l’exportation de ce chapeau via Panama, dont tous les "perceurs" du canal étaient équipés.

 Ces fibres viennent d’un palmier dont la feuille jeune est découpée en brins. Même si le gros de la production se fait à Cuenca, 95% de la qualité et 80% de la quantité viennent de la région de Montecristri. Les asiatiques (pas fous) ont voulu s’y lancer, mais n’ont jamais obtenu cette qualité.

 

Je vous dispense des secrets de fabrication que nous donnerons par oral. Nous avons bien sur craqué, à Montecristi puis  à Cuenca, et avons aujourd’hui une pensée attristée pour nos amis couardais -fournisseurs officiels de notre communauté rétaise- qui auront manqué notre clientèle, mais merci à eux pour leurs bons conseils de voyage.
 0127-Cuenca--88-
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Autre spécialité équatorienne, L’Ivoire végétal : de petits objets sculptés ressemblent vraiment à l’ivoire animal (pour ceux qui ne sont pas -aisément- teintés puisqu’ils peuvent ressembler à s’y méprendre à des "smarties" de toutes les couleurs.. 

                          Cet ivoire végétal a connu des heures de gloire quand on en a fait, en particulier, des boutons, mais il a été porté en désuétude par...le plastique. Tristesse !!!  

Cette matière appelée Tagua vient  des noyaux d’un énorme fruit sec produit par une autre sorte de palmier touffu et court sur patte, mais dont le fruit ressemble à une énorme rose des sables, comprenant une bonne centaine de noyaux.  

Maintenant des artisans très adroits en font de jolis objets ou bijoux pour les touristes en particulier, et beaucoup aux alentours de Baños. 

Enfin, pour vous dérider un peu avant le Pérou, quelques anecdotes : 

 Le Cuy  
Si, dans un resto, on vous propose du cuy ou du pollo, ne soyez pas étonnés et choisissez en connaissance de cause.
Le Cuy  ["couille"; eh oui ! comme ça se prononce] est le plat national de l’Equateur. Après les crapauds du Vietnam et les vers d’Inde, nous désirions...et redoutions tout à la fois, goûter à ce plat national. Dans la communauté de Calpi nous avions bien failli... passer à la casserole, et les cuy et nous ! Il y avait, dans le frigo de la communauté: une paire de cuy tout nus, prêts à se faire sauter. En effet la spécialité de Juliana [rouliana], notre hôtesse, est l’élevage et la cuisson de cette adorable bébête.  

Mais ce joli nom n’est donné (au cuy) que quand il est cuy, pardon: cuit !! Autrement, dans le civil -c'est à dire «à  poils »-  appelez moi tout simplement : «conejillo de india », soit Cochon d’Inde.  

A défaut d’y sacrifier, choisissez le Pollo [poyo] qui est ici très bon. Les poulets grillés sont appétissants et surtout beaucoup plus dodus que les « rachos pollos » d’Asie ! 

Puisque je vois que mon évocation culinaire, peut être grivoise mais bien réelle, vous échappe, je vais Lama-tiser (je ne peux pas dire dé-blatérer car ici point de chameaux) sur un autre sujet ¡¡¿¿ 

 
0127-Cuenca--62-  0219-Monast-re-Santa-Catalina--Ar-quipa--85-

 

  Le flic et le bus  

En quittant leur terminal, les bus ont la coutume de rouler au ralenti pour raccoler le maximum de passagers en route, criant à tout va leur destination.  

A Ambato, peu après avoir «décollé », nous stationnons le long d’un trottoir où siffle un agent pour faire circuler. Le jeune contrôleur (souvent entre 18 et 20 ans) saute du car et file une pièce au «constable» qui avale aussitôt son sifflet et discute alors, tranquilos, avec un petit groupe de «grunges» noirs, l’air de..nada !  

En effet plusieurs voitures ou taxis arrivent à ce point...stratégique ?, et larguent leurs passagers pour notre bus. En retard ? ou simplement...à l’heure équatorienne ?(si j’ai le courage je vous ferai une tirade sur la ponctualité «légendaire!» de ce pays, mais ce n’est pas le sujet du jour¡¡¡). Donc pour le car c’est tout bon.  

Cependant, au bout de 10 bonnes minutes, le "Cogne" trouvant que sa pièce s’était dévaluée avec le temps, est repris de frénésie. Non mais! qui commande ici !!Bon, bon, on y va !   

« VAMOS » disent même certains voyageurs, nous y coñpris, montés à l’heure et qui doivent envisager + de 3 heures de ce transport. Non mais, qui paye ici¡¡ 

Et enfin, dans un autre genre, à notre retour du Chimborazo et du marché de Guamote..

  Notre chauffeur de taxi, que nous avions depuis le matin, s’arrête 1 km après notre ultime étape de Guamote, et nous réclame son paiement. Nous pensons que c’est pour compléter son plein de gazoline (qu’il avait déjà  fait le matin). Non pas! Tout simplement pour être sûr d’être payé ¡¡ 

Qu’aurait-il fait sans nos «dollaritos» (terme entendu sur les marchés... pour faire paraître moins cher) que nous lui devions ?? Largués en rase campagne??, ou aurait il doublé le prix du retour??

  ..nous ne le saurons jamais, car payé son compte, il a eu son grand sourire...sous la pluie diluvienne (et tropicale) qui s’est mise à tomber 5 minutes après. C’eut été cela notre récompense:  payés en liquide en faisant du stop sur le trottoir pour un paiement simplement différé ??  

Voilà, j’ai été bien bavard cette semaine, pour avoir pris du retard sur le «journal du jeudi ». Alors prenez votre temps pour lire car je vous ficherai la paix -certainement !!- pendant 3 semaines. 

Bonsoir. Pat.

PS: je crois que Nat a mis quelques photos...j´espère qu´elle a réussi !!!!! 
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