Mercredi 18 mars 2009

Après ces 9 semaines de voyage speed, nous allons « buller » devant et dedans la mer des caraïbes. Plus trop le temps d’écrire des blogs, car c’est fou ce que cela prend de temps de ne rien faire:

6 jours au Belize aux îles de Caye Caulker, où l’on abandonne l’espagnol pour l’Anglais (c’est dur, on mélange tout). Une « cabanas » de rêve avec les palmiers et la mer turquoise au petit déjeuner.Les pêcheurs nous ramènent du « baraccuda » que l’on déguste au barbecue. Fini les restaurants car la vie ici est vraiment trop chère; c’est le pays du dollar ( 1 us = 2 $ belize ), c’est le pays des américains en vacances …ou en retraite.

Mayeul organise ses plongées sur la 2° plus grande barrière de corail du monde…mais le vent souffle trop fort et il doit attendre le calme. Nous en profitons pour faire une excursion de snorkeling ensemble, les raies et les requins-nourrices viennent danser avec nous. C’est super, dommage que l’organisation soit un peu trop américanisée … bref : trop Disneyland.

Donc, ne rien faire pendant que Mayeul parcourt les fonds et le « Blue hole », cratère marin de 90 mètres de profondeur: il s’arrêtera tout de même à 45 m, ce qui est déjà pas mal avec son niveau de plongée. La plage du split n’est pas terrible et il n‘y a pas de poissons au bord. Mais le paysage est fantastique.

Retour sur terre, direction Mexique et la pluie tropicale de la jungle sur le site de Kohunlich (près de Chetumal ) C’est sidérant ces tonnes d’eau en quelques minutes. La visite n’en est que plus exotique et les arbres de cette jungle sont vraiment très beaux.

Mais le Mexique va nous offrir encore un site magique avec les lagunes de Bacalar où nous pouvons admirer le lever de soleil sur cette eau turquoise depuis une petite guesthouse pleine de charme;
  puis direction Tulum où, après la visite de plusieurs cabanas de la plage (hors de prix!), nous finissons par trouver notre bonheur dans un cadre paradisiaque. C’est fou il n’y a personne dans l’eau ni sur les plages, la mer est complètement transparante quand elle n’est pas turquoise. C’est dur de se lever de son transat.
  Et dernière visite de site Maya avant le retour: Tulum, petit site mais plein se charme sur cette mer bleue. Il parait qu’il était peint de couleurs écarlates encore à l’époque des conquistadors espagnols. Ce devait être superbe, ou très kitch, au choix !

Mayeul continue ses plongées en eau profonde, mais cette fois dans les cénotes ( Dos ojos et grand cenote). Il revient émerveillé de ces 2 fois 45 mn au milieu des stalactites et …mites avec une visibilité de 150 mètres!! Les plongeurs bretons des Glénan ont surement du mal à imaginer ce que cela donne …

Mais avant de clore ces 76 jours d’Amérique Centrale ( Guatémala et Belize) et du Nord (Mexique), Mayeul nous offre une journée originale… au parc XEH-LA où, entre 2 Daïquiri (buffet à volonté) nous «snorkelons » et descendons sur des bouées au milieu de la mangrove et des poissons: une organisation remarquable dans un décor naturel éblouissant.
Ces derniers jours au Mexique auraient pu être de rêve pour tous les 3 s’il n’y avait pas eu un pauvre martyrisé: Pat plonge, lui, dans le monde de la corruption ….des flics !!!!

3 fois en 4 jours: ils sont à la recherche du « pauvre couillon » de touriste qui va casquer de main à la main et remplir leurs poches. Ici on démarre le marchandage plus fort: 80 $ US !!! Et on est gentil; si vous n’avez pas d’argent…on vous accompagne à la banque. Bien entendu on se cache au coin de la rue au cas où un supérieur vous verrait? Je pense surtout que monsieur ne veut pas partager !!!

BREF Y EN A MARRE DE CES FLICS DIT PAT. VIVEMENT DIMANCHE QUE L’ON RETROUVE LES GENTILS FLICS FRANCAIS. EUX AU MOINS ILS VOUS RAQUETTENT LEGALEMENT.

A BIENTÔT

NAT

 

 

Par PatetNat - Publié dans : Belize 2009
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Samedi 14 mars 2009
ATTENTION AMES SENSIBLES S’ABSTENIR !!! -
 tout d’abord une croyance terre à terre…non terre à ciel plutôt : Le « Ceiba », ou Fromager symbolise l’Arbre-Monde: ses très hautes branches, les Cieux, son tronc énorme: la Terre et ses profondes racines: les 9 niveaux du Xibalba/sous terre
  - L’origine de l’homme qui est dans l’Epi de Maïs et si, en Indes orientales la réincarnation s’effectue en général dans un animal ou des pierres, pour les Mayas c’est en fleurs. C’est plus poètique!
- Pour les Mayas le Monde a déjà été détruit 3 fois: la 1° par les jaguars, puis par des ouragans (déluge chrétien?) enfin par une pluie de feu.
 La prochaine pourrait être des tremblements de terre et chaque Maya pense que cela se produira durant le « Nemontemi », période mythique et maudite des « 5 jours creux » qui suivent les 18 mois (de 20 jours) de l’année mexicaine, qui donc annuellement cultive la peur des Mayas. Ils stoppent alors toute activité et se terrent chez eux jusqu’au retour du Nouvel An.

 Mais parlons un peu des prêtres, ces êtres répugnants, dans tous les sens du terme, sales (ils ne doivent pas se laver ) faisant finalement de basses besognes, mais maîtres en leur domaine et dirigeant la société Maya, hors le pouvoir temporel.
Pour apaiser les dieux, ils allaient jusqu’à verser leur propre sang en se perçant la langue, les oreilles ou même…le pénis! Vu l’utilité de cet objet dans leur sacerdoce !!??… Et pourtant vous serez édifiés par la suite.
Leur fonction première était d’effectuer les sacrifices humains (mais pas le leur!) aux dieux et ils n’en manquaient pas…qui étaient tous gourmands. Pour ne citer que les principaux:
-- Tlaloc (ou Chac) : dieu de la Pluie.
-- Tonatiuh: le Soleil.
-- Centzon Totochtin: dieu de l’Abondance et de l’Ivresse!!
-- ou Tlazolteolt: Mangeuse d’Ordures. Les Aztèques se confessaient à elle avant de mourir.
Mais surtout le plus cruel,
 -- Xipe-Totec (N.S l’Ecorché) dieu de la Végétation et du Renouveau
 Si dans la bouche de Tezcatlipoca (miroir fumant), dieu de la Guerre et de la Nuit on engrangeait les cœurs fumants qui y restaient pourrir, je ne vous raconterai pas ce que l’on faisait aux « xochimiquis« (sacrifiés) en l’honneur de Xipe-Totec. C’est trop réaliste !!

Et puis si !, je vous le dis tout de même, mais alors sans photos à cause des âmes sensibles. OK??
On prenait une jeune vierge, ou un jeune garçon, que l’on « honorait » d’abord en séparant la tête; plus facile pour la suite ! On découpait les pieds et les prêtres écorchaient totalement le corps, ne laissant que les mains pendantes.
Si c’était une fille, on lui conservait les seins et les fesses (plus érotique?). Un très jeune prêtre (ils n’en manquaient pas non plus) revêtait cette « écorchure » qu’on lui recousait sur le corps, plus ou moins jointoillé. La figure aussi, énuclée, était revêtue, comme un masque, par le prêtre-garnement qui allait ainsi dégoulinant, regardant chacun à travers les paupières d’une extra-terrestre, se mêler à la foule ravie.
Il parait que sous la chaleur, le pauvre séminariste était de plus en plus mal à l’aise. Je le comprends ! Il avait dû, au même titre que la victime, avoir sa dose d’octli (alcool d’agave) avant sa prestation, mais tout de même.
Le prêtre-rejeton qui endossait à la fois la responsabilité et la défroque de la pauvre minette (au préalable dépucelée par les « vieux caciques» [sic-voir plus haut] et par plusieurs d’entre eux…Ben! Faut tout de même pas gâcher la marchandise avant de l’envoyer ad patres, nom des dieux!!!), ce jeune apprenti donc était nu et la pauvre petite avait, au lieu de son joli tipili, un vilain « tepuli » (zizi) entre les jambes !! à exposer au public.
Je trouve que d’avoir pu être honorée ainsi est vraiment un …manque de peau!, et même si l’on a droit à un verre de Téquila, c’est plutôt un sale  coup! (le coup du curé!); Il ne reste plus à la victime que les mains pour applaudir ce travail…à 4 mains.
 Voilà, c’est chouette, non?!, mais véridique!!
Pour finir, si l’on nettoyait consciencieusement, l’extérieur du temple après la… prière, à l’intérieur on ne lavait JAMAIS la couche d’hémoglobine dont seule l’épaisseur « d’enduit » satisfaisait le dieu. Et si c’était un honneur d’avoir été choisi, ou bien offert par ses propres parents! pour passer dans ces conditions de la Terre vers Mictlan (le séjour des morts), je conclurai par cette belle devise maya: « mourir c’est se réveiller après avoir rêvé qu’on a vécu ». Je trouve cela plaisant.
Dans ces pays enfin on fricote encore volontiers avec la mort dans des rites Catho/maya, en particulier lors du début Novembre bien sur et, pour illustrer ces tristes propos, je vous donne la preuve que je l’ai rencontrée, mais juste rencontrée.

Tchao, pantins!!! Patrick.
Par PatetNat - Publié dans : Guatemala 2009
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Lundi 9 mars 2009

 

 

Encore un anniversaire familial, c’est le charme des «grandes familles»: Aloïs, notre ultime enfant fête ses 26 ans, déjà !! Nous le lui avions souhaité il y a 2 ans, sur le Machu-Picchu. Aujourd’hui c’est son frère Mayeul qui se joint à nous pour lui présenter tous nos vœux affectueux depuis ce lieu de rêve de l’ile de Caye-Caulker au Belize.

Bon anniversaire notre petit poussin…tricolore.

 

(les enfants du Guatemala sont fous de ces petits animaux et se les font offrir ainsi )

 

Depuis notre dernier « rapport » nous avons donc accueilli Mayeul qui nous accompagne durant ce dernier mois…de vacances (c’est vraiment sympa se sa part de supporter ses vieux parents!).

Première étape: Antigua, toute proche de Guatemala-city où seule Nathalie qui y a mis le pied, vu notre horreur des grandes villes... pourra décrire les quelques heures qu’elle y a passées; barbelés, policiers mitraillette au poing même dans les bus, magasins grillagés…bref que du bonheur!!!.

La Antigua, superbe ville coloniale, la plus belle du Guatemala (et la seule…); Mayeul est donc gâté pour ses premiers pas en Amérique Centrale. Les palais et églises sont en ruines, en particulier depuis le tremblement de terre de 1773, puis en 1976... mais les maisons ont toutes été rebâties et laissent découvrir le charme de leurs patios.

 Certains monuments imposants ont été restaurés, dont le magnifique couvent Santo Domingo transformé en hôtel de grand luxe qui a su intégrer de façon originale les ruines dans la rénovation en aménageant de nombreux salles en musées.
 Nous avons diné dans ce cadre somptueux à l’ambiance …monacale (une vie de chanoine en somme) mais chaleureuse, à la lumière de candélabres, au son de la musique monastique, et des serveurs à nos petits soins!!

Puis un autre diner dans une cave voutée avec les habitants de Guaté toute proche, venus passer le week-end, pour applaudir un interprète de chansons…sentimentales espagnoles, choisies par les dineurs qui, pour beaucoup, partageaient la vocalise du bel-canto

Superbes entractes avant de reprendre, à 3 cette fois, notre vie de routards.

Le lendemain: retour sur terre…ou plutôt «en l’air» avec une excursion à Pacaya, l’un des 2 seuls volcans encore en exercice sur les 36 dénombrés au Guatemala.
 La lave coule, toute proche, un vent du diable sur le col de la montagne, les pieds se foulent à tout instant sur le sol de laves rondes mais, pour l’installation confortable du preneur de «son et images», il suffit de s’asseoir sur le sol bien chaud; il est même parfois difficile d’y garder la main; aucune photo ne peut vraiment rendre l’expression de puissance… et de peur aussi , que donne le cratère en feu. Retour à la nuit tombée pour mieux apprécier la fusion.

Pour retrouver le calme, direction: le Lac Atitlàn, un autre cratère, énorme celui-là aussi mais éteint depuis des lustres et rempli d’eau après son effondrement (148 Km2). Indescriptible et majestueux.! Un volcan englouti entouré …d’autres volcans!

Le lac est cerné de nombreux petits villages à flans de coteaux. Ici 2 émotions particulières à vous faire partager:

-- Les marchés de Santiago del Lago et de Sololá: 2 des villages du lac où les hommes rivalisent cette fois avec leurs épouses dans leur costume traditionnel composé d’un short long brodé d’oiseaux et de fleurs, d’une chemise rayée et d’une ceinture en tissu, un vrai défilé de mode !!

-- Et, toujours à Santiago, notre visite à « San Maximon », personnage catho-maya haut en couleurs, prié très sérieusement par la population venant lui réclamer…tout ce que le curé n’a pu leur offrir !!?? Nous avons pu assister, après son signe de croix, à la supplique du chamane, tout autant vers Maximon (pardon pour ma familiarité pour le Saint Homme, mais vous en jugerez vous-même) que vers le « plaignant »: fumée d’encens++, le chamane lui-même en tousse de suffocation et fumée des clopes du saint (sic) dont on surveille la cendre..qui risquerait de tomber dans la sibylle de l’offrande…obligatoire pour les preneurs d’images: 10 Quetzales (1 euro! on n’est pas fou, mais ça les vaut) pour le spectacle, et la même chose pour le gamin qui vous y conduit car, logé chez l’habitant, Maximon change chaque année…de « tôle », comment l’écrire autrement dans la mesure où les toitures, maintenant, sont souvent faites de ce vilain matériau.

Puis nous partons au petit matin (because 7 heures de Chiken-bus) pour Rio Dulce, superbe enclave de mer dans la forêt vierge: logement à la « Casa Perico » dans la mangrove (paillotte sur pilotis) au milieu des grenouilles, batraciens, acariens…et autres vauriens des bois et marais. Soirée/diner mémorable de sympathie avec des Canadiens venus ici avec leur bateau et qui y vivent à l’année; groupe de joyeux drilles qui croquent dans la vie à pleines dents (et maintenant Pat s’est mis en tête d’échanger avec eux, durant l’été indien, notre datcha rétaise. Affaire à suivre…).
  Un petit bain très original au passage, dans une rivière glacée arrosée par une cascade brulante…effet surprenant avec, en prime, des petits poissons «goûteurs» qui n’arrêtaient pas de nous mordre:…moins agréable.

Au réveil descente du Rio vers Livingston en lancha: navigation dans un décor style «golfe du Morbihan » mais avec du soleil, (ça c’est Pat qui l’a écrit, ce n’est pas moi qui fais du mauvais esprit sur la Bretagne!) une végétation à foison et l’accueil des pélicans et des frégates.
 Ville bien moche et décevante que Livingston où nous nous contenterons, durant l’averse tropicale, de déjeuner d’un excellent Tapado (soupe de poisson au lait de coco), spécialité locale et le soir de superbes et délicieuses crevettes à l’ail. Ceci pour dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire à LIVINGSTON. (la plage est tout simplement immonde !)

Enfin, pour clore ce copieux compte-rendu qui vous a certainement manqué du fait de notre distraction, dans tous les sens du terme, direction: Flores, petit ile au milieu du lac Péten-Itza (oui! cette même population Maya que le Chichen-Itza mexicain),
étape sympathique pour le site maya de Tikal, quasiment le seul abordable au Guatemala, les autres n’étant encore que ruines et très isolés. Je dis abordable…à voir!? car l’accès coûte tout de même de 150 Quetzales (15 € ), ce qui est beaucoup par rapport aux sites mexicains (2€50).

Réveil à 3h30 pour un départ en shuttle à 4h 30! Afin d’assister au lever du soleil dans la jungle .Nous sommes presque seuls au milieu de tous ces cris d’oiseaux et Mayeul se régale à grimper au faîte des pyramides, pendant que sa mère part à l’assaut des toucans, perroquets et autres animaux sylvestres.

 

Notre séjour de plus d’un mois au Guatemala se termine, notre porte monnaie s’est bien vidé car, contrairement à ce que nous avions prévu, le Guatemala est cher . Nos yeux se sont régalés de toute la palette de couleurs des costumes et de ces montagnes omniprésentes (cela change de la platitude et de la pauvreté arboricole de Ré) laissant découvrir quelques sites intéressants.

Mais…la saleté et la « mocheté » des villes, villages et campagnes nous ont empêchés d’éprouver un vrai coup de cœur pour ce pays. Dommage. Heureusement la gentillesse des habitants est omniprésente.

PS: Et, comme chaque semaine, voici chers lecteurs une photo de vos auteurs préférés tenant en mains non pas leur « Phare », mais leurs « Palets  bretons» devant un « palais Maya »à Tikal.

 

Par PatetNat - Publié dans : Guatemala 2009
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Lundi 2 mars 2009

Aujourd’hui, un petit article spécialement dédié à Odile et Gérard LM envieux de nos  transports « 4 étoiles » :

Les chicken-bus du Guatémala

Au lieu de la nuée de coccinelles du Mexique , ici ce sont les « chicken-bus » qui piaillent sur les routes, bourrées de..nids de poules, bien sur. D’abord, pourquoi pas les « Sardines-bus »?? En effet les poules voyagent ici sur le toit, mais les sardines, elles, sont bien …dans la boite!!??

Le Guatémala rachète tous les bus scolaires américains, et si beaucoup ont été rhabillés aux couleurs de…? de toutes les couleurs!!, nombre sont encore dans leur jus: jaunes et arborant le célèbre « school bus » d’origine. A leurs frontons, les noms des villes sont si longs que Chicaltenango devient Chical. Et donc si vous voyez « Guate-Chichi », traduisez: Ciudad Guatémala - Chichicastenango ». Fastoche, non?

Leurs chauffeurs !? Ce sont à coup sur d’anciens rancheros qui ont perdu leur job depuis l’invention des « potr zaout »(=en BZH garçon de troupeaux, et par extension fil de fer barbelé), et qui conduisent leurs chevaux…vapeur comme au rodéo. Ca c’est du sport !!

Nous les préférons aux shuttles (minibus) où s’enfournent les touristes (dont nous faisons parfois partie), que nous dépassons régulièrement (et surtout irrégulièrement!), car eux n’osent pas faire « monter les Blancs » en mayonnaise- j‘allais dire maya-naise !. Ces bus kamikazes sont parfois plus rapides, toujours moins chers, plus rigolos, populo et Rodéo !!

La corne de brume, c’est une cordelette qui pend au milieu du pare-brise (toujours fèlé et étoilé). Le chauffeur étant la plupart du temps occupé dans le « jam-traffic » ou accroché à son gouvernail et à sa fenêtre dans les virages, que c’est son adjoint qui attrape le pompon, et à chaque fois…il a droit à un nouveau tour gratuit !!Alors ça hurle!!

Et quand le moteur chauffe UN PEU !,(ça arrive malgré tout), et que la fumée incommode le chauffeur et les passagers de l’avant (Nous!), le copilote lâche la sirène, jette de l’eau sur le capot intérieur et y laisse un chiffon trempé qui a vite fait sa vapeur pour redevenir, aussi sec,…sec!.

Mais c‘est la Rolls des bus puisqu‘ils arborent sur leur capot (interdit en Europe) le cygne-ange style R.Royce.

L’enseigne de RR me rappelle cette histoire, certainement vraie, où l’épouse dit à son mari: « Chéri, passe moi le volant, tu seras un ange !! » Il est vrai qu’un routard a écrit qu’en utilisant ces bus il ne se souvenait pas connaitre autant de prières !! Nous, nous récitons plutôt la Litanie des Saints; c’est plus varié, ça peut durer plus longtemps et ça nous permet de nous remémorer tous nos amis.

A bientôt, les terriens.

Pat

PS: A la station de bus de Quiché, je vois 7 hommes collés aux roues et au flanc de leur bus !? Ils ont dégainé leurs lances à incendies pour refroidir les roues et le macadam fumants. Ils rendent à Chac (maya) ou Tlaloc (idem mexicain) dieu de la Pluie, ce qu’ils lui ont emprunté en cervezas (bière) ou en octli (alcool)

Bonsoir

Par PatetNat - Publié dans : Guatemala 2009
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Mercredi 25 février 2009

Tout d abord un gros baiser a notre fille Laurelie qui quelques jours apres son fils fete aussi son anniversaire :¡¡¡¡¡

Après Nebaj, direction Todos Santos:  3 chicken bus pour 108 KM, mais surtout 6 heures de route, nos scores s
améliorent:17 KM/H pas mal !!!et encore on a de la chance nous sommes en saison sèche !!Heureusement que nous sommes arrivés lavant-veille du marché car il ne restait quune seule chambre avec sdb. Il faut dire que le choix nest pas énorme: un seul hôtel en propose…et ce nest vraiment pas top ! Le pire est dans le choix des comodores (restos): plus sinistre (et crade ) y a pas !.Mais ce fut un magnifique séjour grâce aux étudiants en espagnol ( la région fourmille de petites écoles où, pour 150$ la semaine, ils ont 25 h de cours particuliers, logés et nourris ). Nous sommes partis marcher vers des petits villages de montagne, où nous avons eu la chance de participer à la  fête de  la saint valentin  dune petite école. Après le match de foot des garcons, la maïtresse a entrainé ses petites filles dans une belle ronde, puis  tous ensemble cette fois -filles et garçons- se sont mutuellement offert des cadeaux. Enfin ils nous ont invités à rentrer avec eux à pied. Quelle belle journée, mais le soir, après ces 10 km de montagne, Dodo!!

Le lendemain encore un beau marché mais cette fois ce sont les hommes qui ont la vedette avec leur pantalon rayé rouge et leur drôle de chapeau!

De nouveau quelques sueurs froides en chicken bus pour atteindre Quetzaltenango ( Xela pour les intimes ) Là le chauffeur exagère, je nen mène pas large...Pas beaucoup dhôtels, pas beaucoup dinterêt. Les marchés de Momostenango et de Zunil (dans un hangar) nous ont particulièrement déçus, même si nous avons quelques photos sympas;

heureusement le marché de gros de Almolonga est un régal de couleurs. Je n
ai jamais vu de radis ni doignons aussi gros! On a compris pourquoi en revenant à pied des très agréables  bains chauds de fuentes Georgina; 8KM à travers les champs arrosés en permanance. Superbe balade …et en descente en plus !

 

 

Dans ce pays, il y a 22 départements, 20 langues et autant de costumes que de villages. Je me régale particulièrement de toutes ces broderies faites par ces femmes, et de savoir quune des langues parlées est le Mam (cest  la langue maya que je préfère,...nest-ce pas  Arthuryan ?)

 

Une dernière route en Chicken bus à fond la pédale pendant 1h 30 …nous sommmes baladés à droite , à gauche du bus et nous arrivons courbaturés après ce sport en bus. Heureusement la route jusquà Panajachel est en partie une 4 voies, sinon nos cœurs auraient eu du mal à tenir le coup !

Demain Mayeul arrive, nous devrons linitier à ce sport national !!!!!

Et, pour le dessert un "tutti frutti " bien apétissant: l'Eglise de San Andres

Nat entre 2  virages. ***********************************************************************
A bientot

Par PatetNat - Publié dans : Guatemala 2009
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Lundi 16 février 2009

Avant le délire de Pat, nous voulons souhaiter:

 Buenos cumpleanos a nuestro nieto « Eriel », né il y a juste 1 an, ce 15 Fevrier, quand nous étions en Chine, mais qui était venu en personne nous accueillir à CDG dès notre retour.

En son honneur, voici une petite ronde d’enfants prise à Nebaj.

 BON ANNIVERSAIRE et de gros ,gros baisers de Mam et Tad

 

LA CIRCULATION AU MEXIQUE

Première expérience: le feu (rouge)

Comme je lai appris à lécole, je marrête au feu (vu au dernier moment), juste au feu!! « Oups! Madre de Dios », jétais en plein milieu du carrefour. En effet leurs feux sont:

A)- de lautre côté du carrefour

B)- tout en hauteur.

Nous avons serré les fesses. Et encore, moi jai mon permis, donc je suis dans les bons; mais devinez!? Eux , il parait quils lachètent!! Si je recommence cest le P.V et des pesosou le cimetière! Il faut bien encore quelques sacrifices humains!!

Et pourtant, quelques jours plus tard, en quittant Tuxtila -Guttierez de bon matin, au milieu dun carrefour (désert, et pour cause!) les « adversaires » me font des signes.

De la diagonale (au vert bien sur) surgit justement une « coche » de la Sécurité Civile. Là, je résume: malversation!, contravention!, protestation!!!, négociation!…la prochaine fois f’rez  attention!!

Sur les 100 pesos que me réclame, un peu géné, le pandore, je négocie à 50 pesos (2 E 50). Bonne pioche, il était de bon poil.

Il me précise tout de même que mon attitude pourrait provoquer des accidents. Je men serais douté et cest bien le seul point sur lequel jétais  tout à fait daccord avec lui!!

Je fais pourtant tout à fait confiance à ma copilote quand elle ne dort pas, et quand elle dort pour de vrai, je la réveille par un tope loupé ou ..au milieu du carrefour!

Le pétrole:

Là, cest  très simple, cest Pemex ouPemex, mais pas «Paymax » car le Mexique est le 6° producteur mondial de pétrole et Pemex a la concession nationale de la distribution; le litre vaut donc la même chose sur tout le territoire: 7,72 pesos, soit 0,35 à 0,40 Euro le litre. On rêve!!!

La vitesse:

Les routes sont toutes à double voies seulement et avec des lignes jaunes continues dun bout à lautre, même en ligne droite

Des limitations de vitesse partout: en général 80, souvent 40 (même sur une autopista!) et jusquà 20! Nat à même repéré un 13 Km/h à… Chisec!! Ces panneaux, placés nimporte où, sont impossibles à observer. De ce fait on traverse les lignes jaunes, simples  ou même doubles allègrement et en suivant lexemple des flics! Je nai jamais grillé autant de lignes jaunes dans ma vie, et à 3 reprises des doubles. Il faut bien conduire à la mexicaine!

Sur les routes  dénormes bahuts, minimum 20 tonnes et des trucks américains auxquels sont accrochés lun à lautre 2 x 15 tonnes; du jamais vu  pour moi!! Impressionnant, surtout quand il faut les dépasser

 

Pour avancer un peu sur la route, voici la technique. Je suis un poids lourd, + il est gros + il fonce, (jen ai suivi à plus de 110). Ces pros du volant connaissent la route par cœur. Ils vous annoncent le 1° Tope car il met ses warning et passe sa 1°. Cest alors quil faut jouer. On passe le Tope avec lui, ligne jaune ou pas (attention tout de même à une voiture en face) et on passe nos 2 essieux en 30 secondes tandis que lui en a au minimum 5 et jusquà 7 à négocier. Sauvés du tope! (mais attention au suivant!), on est déjà loin…à la recherche dun nouveau camion-pilote, ou dune voiture un peu dégourdie;

Cest vachement chouette et sécurisant! Même Nat approuvesauf quelle ne supporte pas que je les dépasse.

En dehors de cela , des nuées de « coccinelles », plus quil ny en a en Allemagne, et même habillées en  flics .

Les obstacles:

Cest fou ce qui peut traverser une route:

Le « cruce de camiones » cest logique, mais on trouve aussi le « cruce de poblado »(population), encore normal, le cruce de peatones, de escalores et même de agua. J’ai même vu à la sortie de Oaxaca un panneau   « embouteillage de Mezcal »,qui annonçait simplement l’usine de mise en bouteille du Mezcal, le  fameux alcool que vous goùuterez à notre retour.

…et bien sur, pour le dessert, celui des « flicos mexicanos ..couchados!! »;

Original et troublant: nous passons sous  un détecteur de drogue (sic) installé sur un camion ,avec des flics autour  Si leur « auto-radiophone » sallume..alors bonjour la mélodie dans le postede police!!!

Enfin ce qui est vraiment génial de la part de la Sécurité Routière, cest que sur la route on vous avertit des « maladies nosocomiales » que vous risquez dattraper.

                              Si je connaissais déjà le « zona ophtalmique », je comprends encore que les panneaux  « zona de derrumbes » (effondrements) ou « zona de niebla » (brouillard) provoquent quelques injuries, passe encore pour lallergie aux études devant celui de « zona de escolares », mais jignorais totalement que le « zona de topes » pouvait être mortel;

Regardez ici la (dernière) maison de mon copain Roberto!! Il na même pas pu aller jusqu’au  Pantéon (caveau de famille)! Ils ont même noté sur le toit de sa guitoune la médication pour en guérir. Lui, il avait dû se soigner à la Téquila; mais on lui avait bien dit à Roberto: Pour le zona (ou plutôt contre!), JAMAIS DE GENERIQUE!! Là il a été maladroitet trop à droite!!

Voici lexpérience vécue de 3 semaines et 4000 Km de routes mexicaines!!entre Yucatan, Chiapas et Oaxaca

Bon, il parait quau Guatemala, la route cest pire. Mais je naurai plus charge dâme; nous revenons dans le rang des routards, aux mains des autochtones sur leurs innombrables pick-up, en espérant ne pas être choisis comme « Xochimiqui » (sacrifiés mayas) de la route..!!

 A bientôt donc, jespère;

Pat   

 

Par PatetNat - Publié dans : Mexique 2009
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